ON AIR / "MISS ELECTRICITY" PROJET LAURÉAT DU HACKATHON L-EST

PRÉMISSES

En juin dernier, lors de la première édition de la Rencontre #TransFiction, nouveau temps fort de L-EST, nous avons organisé un Hackathon spectacle vivant et transmédia en partenariat avec l'UFR STGI de l'Université de Franche-Comté et le département MMI de l'IUT Belfort Montbéliard.

Deux projets lauréats ont reçu un prix de 2 500 € ainsi qu'une mise à disposition d'espace pour travailler sur le développement transmédia de leur projet. Il est temps de vous donner des nouvelles de l'un de ces projets : Sur les traces de Miss Electricity, développement transmédia du spectacle Miss Electricity (poème dramatique de Fabrice Melquiot) de la Compagnie De Profundis dirigée par Solène Froissart. 

 

SUR LES TRACES DE MISS ELECTRICITY

Sur les traces de Miss Electricity est le développement transmédia du spectacle Miss Electricity, poème dramatique et donc une narration sensible. C’est pourquoi le développement transmédia privilégie l’immédiateté et le discours de l’intime. A travers ces prolongements, la compagnie De Profundis et leur acolyte du Hackathon, l'artiste-chercheuse Françoise Chambefort, visent à déplacer le rapport conventionnel au spectacle en permettant au spectateur d’influer sur la dramaturgie par un jeu de miroir avec le personnage.

Les publics peuvent ainsi contribuer en apportant de la matière visuelle, sonore ou textuelle.
Cette contribution fonctionne également comme un passage de relais entre les spectateurs présents et les spectateurs futurs. Une communauté de spectateurs peut ainsi se constituer et suivre en temps réel les errances du personnage avant, pendant et après la représentation.

L'équipe a imaginé quatre développements pour augmenter l'expérience des publics :

  • À travers le miroir, une installation vidéo interactive,

  • Murmures, le compte Twitter de Miss Electricity conçu comme un carnet de voyage participatif,

  • La Chambre des échos, une application mobile qui affiche le flux des tweets qui contiennent certains phrases récurrentes du spectacle (« Il m'embrasse », « Ne me touchez pas »…) et incite les utilisateurs à apporter leur propre contribution,

  • La parenthèse indiscrète, un dispositif de captation de la parole des spectateurs, juste après le spectacle, parole qui sera exploitée lors de la représentation suivante.

 

À TRAVERS LE MIROIR

Pour leur de temps de travail au L-EST, l'équipe travaillera plus particulièrement sur l'installation interactive A travers le miroir en résonance avec la création du spectacle.

Deux modalités sont envisagées : il s'agira soit de détourner un miroir existant (par exemple un miroir des toilettes), soit d'installer une cabine autonome mettant en scène le dispositif.

Lorsqu’une personne se positionnera face au miroir, le personnage de Miss Electricity se substituera à son reflet, et lui parlera. Elle interrogera le spectateur sur la quête d’identité, le libre arbitre, l’intime, problématiques qu’elle soulève pendant le spectacle. Miss Electricity invitera également son interlocuteur à venir voir le spectacle. La programmation du dispositif consistera en un montage aléatoire de courtes séquences vidéo, déclenchées par un capteur de distance ou un capteur de fermeture installé sur la porte de la cabine.

 

Solène Froissart intervient au Granit sur des ateliers et actions artistiques et collabore avec Anne Monfort (Compagnie Day-for-night) et Julien Travaillé à des projets urbains, spectacles (Le festin de Pierre, Roméo et Juliette 3000) grand format en extérieur et déambulatoires mêlant artistes (comédiens, chanteurs, musiciens, artificiers, cordistes) professionnels et amateurs. En 2012, toujours avec Julien Travaillé elle élabore une œuvre plastique collaborative à ciel ouvert pour la journée de la femme, les 24h de l’égalité (commande de la ville de Belfort) ou encore coordonne le projet L’Ultime sauvegarde, d’une capsule temporelle au lycée Follereau de Belfort (projet sur deux années). En 2014, Solène monte sa compagnie, De Profundis, et développe des projets plus personnels.

Françoise Chambefort, conservateur en bibliothèque, universitaire depuis plus de vingt ans, elle entreprend un travail de recherche universitaire en 2012. En 2014, elle découvre la narration transmédia en concevant et conduisant le projet étudiant Paléo Pablo, un jeu paléo-collaboratif qui rassemblera près d’une centaine de joueurs pendant deux mois. Pour son projet de fin d’études, elle imagine Village Doc, une œuvre générative visuelle et sonore connectée en temps réel avec le système de gestion des bibliothèques universitaires de son université. Diplômée d’un Master en multimédia option Musique et Son en 2015, elle poursuit en doctorat, travaillant dans une démarche de recherche création sur l’art génératif et ses potentialités narratives. Elle est lauréate en 2016 d’une bourse d’accueil de stagiaire internationale de Figura, le Centre de recherche sur le texte et l’imaginaire de l’UQAM (Université du Québec à Montréal). Ses Paroles gelées seront publiées à l’automne 2016 dans la revue de littérature hypermédiatique BleuOrange. Ce dispositif multimédia qui actualise la métaphore de Rabelais en l’appliquant aux guerres contemporaines sera également décliné sous la forme d’une installation interactive, reWARm.