Projet JE N'AI QU'UN TOIT DU CIEL, VOUS AUREZ DE LA PLACE - Collectif KOM.POST (France)

Production : Illusion et macadam diffusion - Soutien : de la région Languedoc-Roussillon, du Lycée Champolion de Lattes, du CNES (Centre National des Études Spatiales/Paris) - projet lauréat de la  bourse "Phonurgia Nova" dans la catégorie "projet numérique" résidence Euphonia, atelier de création radiophonique Marseille.

Résidence de recherche du 15 au 26 juin 2015 au Granit Scène nationale

Présentation-rencontre publique le 25 juin 2015 à 18h à la Coopérative

PRÉSENTATION DU COLLECTIF

Le collectif KOM.POST est un collectif associé, travaillant depuis sa création (Berlin/2009) à partir de problématiques liées au spectateur dans le cadre de projets in situ radicaux. Engageant dans un processus de création pluridisciplinaire un ensemble d’artistes et théoriciens, ce groupe de recherche porte une attention particulière à la relation réception/contribution, autrement dit, à la pluralité des voix qui constituent la relation artistique. Il incarne une vision de l’art en lien avec la société et soucieuse de réinterroger les pratiques artistiques dans un ancrage aux problématiques contemporaines telles que la mobilité, la culture numérique ou les pratiques collectives. S'inventant toujours en lien avec des contextes différents et nouveaux (géographiques, sociétaux, politiques), les propositions du collectif ne cessent de repenser leurs formes, leurs outils et surtout leurs modalités de transmission. L'attention permanente portée aux spectateurs, déplace kom.post sur le terrain des nouvelles formes de réception, des nouveaux médias, des enjeux et limites de la "participation" comme des pratiques de médiation.

Au travers de projets de recherche artistique et théorique, (Fabrique du commun, Speech, Radio kom.post, sonosphères, autour de la table...) Kom.post invente des dispositifs artistiques de participation qui font appel à la créativité et à la responsabilité de chacun pour le fonctionnement et le questionnement d'un environnement que tous partagent.

PRÉSENTATION DE LA RECHERCHE - PROJET JE N'AI QU'UN TOIT DU CIEL, VOUS AUREZ DE LA PLACE

Je n’ai qu’un toit du ciel, vous aurez de la place est une série de fictions radiophoniques, écrite en feuilletons, qui interroge les représentations collectives de "l'univers infini" et propose une machine à fabriquer des récits. Cette machine de récits est une forme radiophonique conçue en direct, à mi-chemin entre un feuilleton radiophonique, une émission participative et une performance scénique.

Chaque feuilleton fait place à une thématique précise (Guerre des empires, Amour, Prédictions, etc.) qui permet de poursuivre la fiction entamée tout en lui donnant un éclairage nouveau. Une écriture à trous questionnant le message radiophonique collectif et le rapport entre la création du son (par la radio hertzienne et la webradio) et sa propre théâtralité (rendue visible sur le plateau d'un théâtre).

Voilà maintenant deux ans que le collectif kom.post mène une recherche sur l'écriture radiophonique en expérimentant différentes formes d'émissions en direct et de situations d'écoute et de participation (Cf."Radio kom.post l'occupation des ondes", La Panacée, Montpellier et "Je n'ai qu'un toit du ciel - Episode 1" pour le Festival Sidération au CNES). Cette recherche sur le média radiophonique, l'utilisation de la voix diffusée et l'écriture documentaire comme laboratoire dramatique est sous-tendue par une expérimentation autour de l'écriture du document lui-même et des problématiques dramaturgiques que soulèvent la fabrication d'une émission performative produisant un "message" radiophonique dans un contexte de représentation théâtrale.
Suite au premier épisode de "Je n'ai qu'un toit du ciel, vous aurez de la place", le collectif décide de poursuivre cette pièce dans une logique de série afin de continuer cette recherche, en convoquant autour d'une interrogation sur "l'univers infini", la possibilité de produire une "machine de théâtre" où fabrique de récits et expérience active du spectateur sont au coeur de la démarche.

Le temps de résidence proposé par le L-EST sera l'occasion de poursuivre cette recherche en se concentrant sur l'écriture de plateau comme agencement d'une expérience du direct radiophonique à travers deux objets d'étude précis :

  • Le plateau comme "machine de théâtre": le collectif souhaite se concentrer sur la forme spécifiquement scénique de Je n'ai qu'un toit du ciel,... afin de créer une "machine de théâtre" où la radio et ses outils (micros, câbles, tables de mixage, objets de bruitage, instruments de musique…), les présences au plateau (chant, narration, dialogue, didascalie), le flux et la composition en direct de différents matériaux sonores, pourront s'articuler dans une forme scénique pertinente, autonome et modulable selon les épisodes et les lieux de création. L'enjeu de recherche concernant la scénographie sera mené par Bénedicte Jolys, les premières partitions du projet seront expérimentées par Laure Brisa, Caroline Masini et Laurie Bellanca sous le regard de Youness Anzane (dramaturge).
  • Le livret de la pièce comme extension narrative : le collectif mènera la recherche au plateau conjointement à son pendant éditorial. La singularité des écritures en présence dans leur recherche amène inévitablement à poser la question de la partition et de son partage via la fabrication d'un livret web et papier, consultable, augmentable, etc. Ce que l'on nomme aujourd'hui "écritures de plateau" relève aussi ici d'une approche éditoriale singulière à mener avec le spectateur-visiteur lui-même.

La recherche éditoriale et de transcription sera menée conjointement par Céline Pévrier, Caroline Masini et Youness Anzane.

© Laurent Onde - HTH Montpellier

© Laurent Onde - HTH Montpellier

PARCOURS

Laurie Bellanca (mise en scène et création sonore)

Laurie Bellanca est née en 1982 à Avignon, Laurie Bellanca est diplômée du Conservatoire National de Région de Marseille (musique) et d'une licence en philosophie et musicologie. Elle rejoint en 2000 les Bancs Publics (Marseille) où elle découvre la pratique du théâtre contemporain. Elle développe ensuite sa propre recherche sous le nom Ann Berline et ses amis (Les Hivernales d'Avignon/2002) et poursuit son apprentissage chorégraphique et musical (admissible PARTS/Bruxelles, workshops CNDC/Anger, masterclass Sophie Cherrier/Paris). Elle participe depuis à plusieurs créations et laboratoires auprès de différentes compagnies (Adrien Mondot, Veronica Vallecillo, Yoann Bourgeois, Vincent Thomasset, Annie Abrahams, Laurent Derobert, Lazare).

En 2007 elle est invitée à l'École des Beaux-Arts d'Avignon (ESAA) comme artiste en résidence où elle réalise une série de workshops et de performances avec les étudiants, Contre-Clichés, mémoires du corps adolescent. Elle dessine dans les mêmes murs, le Foyer du spectateur, scénographie d'un lieu de halte pour le public du festival in d'Avignon en 2008.

En 2009, elle initie aux côtés de Camille Louis un collectif de jeunes artistes et chercheurs ; Kom.post* (Visitematente et ICI/Berlin, La Chartreuse/Villeneuve- Les-Avignon, le 104/Paris, Musée Bénaki/Athènes, Biennale de Moscou, Transmediale/Berlin, Reims Scènes d'Europe/Reims, La Gaîté Lyrique/Paris). Dans le même temps elle poursuivra les workshops aux Beaux- Arts de Grenoble (ESAG) invitée par Joël Bartolomeo pour co-diriger l'atelier Manifestations singulières et interviendra dans plusieurs écoles (EESI, ISDAT).

Elle poursuit par ailleurs un travail de voix (Ville-mondes France Culture) en tant que lectrice et de comédienne dans la Cie Vita Nova dirigée par Lazare (Petits Contes d'amour et d'Obscurité; Mettre en scène/Rennes, T.U./Nantes, Joliette-Minoterie/Marseille...)

Caroline Masini (auteur et Dramaturge) 

Caroline Masini née en 1980 à Cannes, elle vit à Paris depuis 2003. Après des études universitaires en Études Théâtrales et en Ethnoscénologie à l’Université de Nice et Paris 8, Caroline Masini obtient une première résidence d’écriture à l’Alliance Française de Buenos Aires en Argentine. Elle développe depuis un travail d’écriture pour le théâtre et la création radiophonique à travers des principes d’enquêtes, de fouilles et de relevés de traces. Chargée de cours d’Écriture Dramatique depuis 2009 à l’Université de Nice en Études Théâtrales, elle s’engage depuis la rentrée universitaire 2014 dans un projet de thèse de Doctorat en Études Théâtrales à l’Université Sorbonne Nouvelle autour d’une recherche sur la politique de la langue dans le drame contemporain à travers une études sur les narrations sociales.

Depuis 2012, elle est membre du Collectif kom. post, avec lequel elle développe notamment un travail d’auteur et dramaturge autour d’une ligne de recherche sur l’écriture radiophonique à travers la pièce Radio kom.post - l’occupation des ondes à La Panacée (Montpellier) et Je n’ai qu’un toit du ciel, vous aurez de la place, une série radiophonique réalisée en direct, où fabrique de récits et expérience active du spectateur sont au coeur de la recherche. En tant que dramaturge, elle participe avec les chorégraphes Fernando Cabral et Lorena Dozio à une recherche autour de la fabrication de récits de marches en milieu urbain, en créant le projet Même si on fait fausse route [Une collection performée de récits de marche] à l’Espace Khiasma aux Lilas. Elle collabore également avec les chorégraphes et performeuses Francisa Santos et Antonia Buresi pour la pièce This Kiss to the whole word (Espace Magh Bruxelles, Théâtre d’Ajaccio, Culture Geste Lisbonne). Son dernier texte Point Limite Zéro, a été écrit suite à une résidence d’écriture à l’Institut Français de Thessalonique en Grèce, autour de la crise européenne et a fait l’objet d’une lecture musicale pour les fictions de France Culture dans le cadre des 50 ans de la radio au Palais de Tokyo, ainsi que d’une lecture au Book Fair de Thessalonique.

Céline Pévrier (conception éditoriale) 

Céline Pévrier est née en 1982 près d’Avignon. Céline Pévrier étudie la conception et la production de projets culturels, s’intéresse à la réalisation documentaire, notamment avec kino’00, collectif international de vidéastes à Montréal et se forme au métier d’éditeur : elle croise déjà les pratiques. En 2003, elle collabore avec les Rencontres d’Arles et débute alors son travail en lien avec l’image. De 2006 à 2008, elle coordonne le collectif de photographes et rédacteurs Argos et travaille particulièrement sur leurs projets éditoriaux. Commissaire d’expositions pour plusieurs festivals de photographie, elle conçoit et produit en 2009 l’exposition Climate Change/People’ Stories lors de la conférence internationale sur le climat à Copenhague. Elle intervient sur des projets documentaires comme fictionnels.

Elle fonde deux revues : Zmâla, revue de photographie contemporaine de 2007 à 2012 et depuis 2012 Le Chant du Monstre, revue dédiée à la création littéraire et aux curiosités graphiques dont elle est chargée de la direction artistique. Avec ce projet, elle expérimente une déclinaison « hors les pages », où les auteurs sont invités à présenter en public la production de leur oeuvre publiée dans la revue. Elle questionne alors les passerelles entre l’oeuvre, le document imprimé et sa forme performée.

Depuis 2011, elle collabore avec le collectif kom.post en intervenant sur les questions d’éditorialisation pour les projets Wanted and For Sale Office, Transmediale/Berlin/2011, sonosphere, Futur en Seine/Paris/2012, Lieux-Dits/ éditorialiser sa ville, Poitiers/2013. Sur le projet de fiction radiophonique sur plateau Je n’ai qu’un toit du ciel, vous aurez de la place (création 2015/2016), elle est en charge du volet édition. Elle développe actuellement sun/sun, maison d’édition, consacrée aux récits sous toutes ses formes. Elle souhaite mettre en avant le renouvellement des formes littéraires, l’illustration et les projets sonores. Avec cette nouvelle structure, elle s’attachera à trouver l’adéquation entre le contenu éditoriale et la forme de chaque ouvrage, afin de proposer des objets éditoriaux pertinents.

Youness Anzane

Youness Anzane est dramaturge et conseiller artistique pour le théâtre et la danse, et concepteur d'installations mêlant performance et arts visuels. Il est lauréat du jury professionnel du festival de théâtre universitaire du CDN de Nanterre-Amandiers en adaptant W ou Le Souvenir d’enfance de Georges Pérec. Il travaille avec le metteur en scène Jean Jourdheuil pour Michel Foucault choses dites choses vues/Théâtre de la Bastille – Festival d’Automne, ainsi que pour Philoctète de Heiner Müller/Théâtre de la Ville, Théâtre Vidy-Lausanne, Théâtre National de Strasbourg. Il collabore avec le metteur en scène Victor Gauthier-Martin à l’occasion de Gênes 01 de Fausto Paravidino et au Watermill Center dirigé par Robert Wilson (USA). Il s’intéresse aux pratiques culturelles – organisation, production, relations publiques, solidarités de réseaux – et fonde en 1996 Naxos Bobine, lieu d'échanges et de recherches artistiques à Paris.

Il poursuit avec le metteur en scène Thomas Gonzalez un cycle de lectures mises en espace dans le cadre des festivals marseillais ActOral, Imaginez Maintenant, Rencontres à l'Echelle. Il est le conseiller artistique du metteur en scène David Gauchard lors de la création du Songe d’une Nuit d’été de W. Shakespeare. Il est le dramaturge du metteur en scène Stéphane Ghislain Roussel, avec qui il crée Golden Shower (texte de S. G. Roussel) au Théâtre National du Luxembourg. Il est conseiller à la dramaturgie pour Yves-Noël Genod pour 1er Avril/Théâtre des Bouffes du Nord à Paris. 

Ildébute des collaborations avec des artistes chorégraphiques et multiplie les projets, notamment avec Thomas Ferrand au CCN de Caen - Basse-Normandie, avec Jonah Bokaer pour On Vanishing, pièce chorégraphique réalisée pour le Guggenheim Museum de New York, ainsi que pour Eclipse, avec l’artiste Anthony McCall en inauguration de la nouvelle salle de la Brooklyn Academy of Music. Il rejoint l’équipe de Christophe Haleb pour le projet interdisciplinaire Evelyne House of Shame. Il est conseiller artistique des chorégraphes Thierry Micouin, Tabea Martin, David Wampach et collabore avec Maud Le Pladec sur de la recherche documentaire pour la pièce Democracy

Jean-Marc Adolphe lui propose de le rejoindre à l’organisation de la 5è édition du SKITe, à Caen, en 2010.

Il est dramaturge associé au Festival d'Aix-en-Provence pour son édition de 2012. 

Il réalise Desperate dancer, un projet cinématographique inspiré de Phèdre de Racine. 

LAURE BRISA (musicienne)

Le disque Leaving Room sur Bandcamp 
Le clip La Sirène, réalisé par Fred Poulet
Site internet


Française d’origines espagnole, suisse et américaine, Laure Brisa commence la harpe et le chant au conservatoire à l’âge de 5 ans. Elle entre en 1997 à l’Institut National Supérieur des Arts du Spectacle de Bruxelles pour se consacrer au théâtre et se former au métier de comédienne.
A sa sortie, elle travaille avec Jean-Vincent Brisa, le collectif des Barbarins Fourchus et intègre en 2002 l’équipe de Création Théâtrale dirigée par Chantal Morel. Elle joue dans ‘Le droit de rêver ou Les musiques orphelines’, ‘Souvent je murmure un adieu’, ou encore ‘Macha s’est absentée’ (nommé aux Molières 2005).

En mai 2007, elle fait la rencontre de Bartabas qu’elle accompagne à la harpe pour un‘Lever de Soleil ‘sur l’île d’Aix, programmé par la Coursive, scène nationale de La Rochelle.
Dès 2008, elle commence l’écriture d’un solo, dont elle présente le premier extrait au Bouffes du Nord lors de la soirée ‘Numérus Circus’. Elle décide de se consacrer pleinement à cette forme artistique, en développe l’écriture, et commence à se produire dans divers lieux (salles de concerts, festivals, lieux atypiques, appartements, bars,…). Sarah Mucia devient alors complice artistique du projet et aide à la réalisation du disque "Leaving Room".

Laure fait également quelques pas aux côtés d’autres artistes : en 2009, elle collabore ponctuellement avec Jérôme Lapierre et Didier Bouchet dans le Trio de Rocanrol, pour harpe, voix, guitares électriques et autres instruments. En 2011 elle répond à l’invitation de Mathurin Bolze pour une carte blanche à la Brèche (Cherbourg). Depuis 2012, elle accompagne à la harpe le chanteur Jim Yamouridis aux côtés de Seb Martel, Sarah Murcia, Fabrice Barré et Nicholas Thomas. Elle enregistre avec eux sur "The True Blue Skies".Elle participe depuis septembre 2013 aux "Courtes Pièces" de la cie Yoann Bourgeois ainsi qu'à  "Minuit", tentative d'approche d'un point de suspension crée en avril 2014 au théâtre des Abbesses à Paris.

Elle intervient parfois lors de siestes acoustiques avec Bastien Lallemant , JP Nataf, Seb Martel et d’autres artistes. Parallèlement Laure Brisa enseigne la harpe à l’école de musique de Brétigny, en région parisienne.


BENEDICTE JOLYS (scénographe)

Bénédicte Jolys est diplômée de l’Ecole des Beaux-Arts de Rennes (DNAP, 2000) et de L’ENSATT (scénographie, 2004) ; Son champ d’action comprend la danse, le théâtre, les arts plastiques. Parallèlement à ces deux formations de 1998 à 2004, elles participent à plusieurs créations collectives de performances plastiques et chorégraphiques et assiste divers plasticiens. Elle fait la réalisation et la captation d’images vidéo pour des créations chorégraphiques. Depuis 2004, elle travaille essentiellement en tant que scénographe avec des auteurs-metteurs en scène (A.Fichet, M.Bachelot, G.Gregory-Fornet…). Elle est scénographe du Théâtre Folle Pensée pour le projet Pièces d’identités conçu par Roland Fichet qui la conduit à faire une tournée en Afrique de l’Ouest (conceptions et réalisations sur une dizaine de textes) et travaillé pour l’auteur nigérien Alfred Dogbé.

Elle a collaboré, notamment avec ces metteurs en scène et pour la plus part des projets sur des textes d’auteurs contemporains,  Myriam Marzouki,  Christine Letailleur, Charline Grand, Marie-Laure Crochant,  Julien Lacroix, Dany Simon, Coraline Cauchi, Simon Le Moullec et le collectif Lumière d'Août, avec qui se poursuit une collaboration continue, depuis 2004.

Regards extérieurs et accompagnement technique

Sylvia Fredriksson, Mathieu Argaud (Illusion et Macadam)